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Da ist ein Fluss,
er heißt die Seel —
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| Il y a là un fleuve,
il s’appelle l’âme — Pourquoi t’y engages-tu ? Tu peux être bien plus heureux, ô esprit, Sur sa rive. Regarde l’arbre qui hors du temps se dresse, Au bord de ce courant : Le fleuve se hâte, sans savoir vers où — L’arbre est ancré dans le sol. |
| Dans la Nature
de Dieu fleurit une calme lumière Dans le cercle de magnificences insoupçonnées. Cette brillance — mais l’âme ne le sait point — C’est toi, avant et après tous les cycles terrestres. |
| Poésie, musique et danse — ce sont les arts Qui peuvent être mondains ou spirituels : Ils attirent le mondain vers la jouissance du monde, Mais pénètrent dans le cœur du spirituel. La poésie est comme la musique, mais englobe aussi La pensée ; la musique enivre l’être de l’âme ; Dans la danse, la musique devient la vie du corps, Transmuée en forme — vin devenu image. |
| Tu hésites
devant l’épée de la Vérité
suprême — Tu penses que la Sagesse pourrait te voler ton être, Toi qui n’es point. Ce qui doit arriver, arrive — Et c’est Dieu. En Lui rien ne peut te manquer. |
| La solitude est le
lot du sage, parce qu’il N’est point comme les autres. Toutefois son ego Est plus ample, plus riche que tant d’âmes ; Le sage porte en lui le monde entier. Il a en quelque sorte vécu tout Ce qui en réalité ne lui était pas destin. La nature des choses fait partie de son sang — Il est le prototype parmi les créatures. |
| Temps de la
jeunesse — déjà loin, passé — Fermé comme un livre d’images. Toute joie, toute peine Ont fondu dans l’hier. Temps de la vieillesse — tu nommes cela temps, Alors qu’il est un jardin silencieux ; Exhalant le parfum d’Eternité — Une rétrospective, une attente, Et une station dans Ce qui était, Est, et sera — à jamais. |